Mers Australes - Une mission scientifique en antartique

AVANT L'EXPÉDITION

2000 : les premières réflexions

 

En 2000, le programme ICOTA (Ichtyologie côtière en Terre Adélie) ayant pour but d’étudier l’évolution des poissons notothenioîdes antarctiques et leurs habitats, déposé par Jean-Claude Hureau en 1996, est repris par Catherine Ozouf-Costaz (CNRS-MNHN) et Philippe Koubbi (Laboratoire  d'Océanographie de Villefranche, Université Paris 6).

Le programme initial avait permis des inventaires et une description des habitats des poissons jusqu’à 200 mètres de profondeur, à l’aide d’une petite embarcation de pêche côtière. Il est maintenant envisagé d’explorer les fonds jusqu’à 1000 mètres de profondeur.

Cependant les moyens dont dispose la France ne permettent alors pas d’envisager cela dans l’immédiat : il faut un navire brise-glace équipé d’un treuil assez puissant pour mettre des chaluts à la mer…

A la suite de discussions avec les collègues de l’Australian Antarctic Division (AAD) à Hobart, il est proposé d’utiliser le navire scientifique australien Aurora Australis, et d’organiser à bord une campagne océanographique avec un équipage de scientifiques français et australiens.

Après concertation entre Gérard Jugie, directeur de l’IPEV (Institut Paul Emile Victor) et Michael Stoddart, administrateur du CAML et directeur des programmes scientifiques de l’AAD, il est finalement décidé d’organiser la campagne CEAMARC sous l’égide du SCAR (Scientific Committee for Antarctic Research) et du CAML (Census of Antarctic Marine Life) dans le cadre de l’Année Polaire Internationale 2007-2009.

Pêche dans le cadre du programme ICOTA

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Pêche dans le cadre du programme ICOTA

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